Astérix , Volume 38 : La fille de Vercingétorix

Astérix , Volume 38 : La fille de Vercingétorix

Didier Conrad

Editions Albert René

  • 17 novembre 2019

    A la nuit tombée, Abraracourcix reçoit la visite de deux Arvenes venus lui confier une mission : accueillir pendant quelques jours, Adrénaline, la fille de ''celui dont on ne doit pas prononcer le nom'', le temps pour eux d'affréter un navire pour la mettre en sécurité à Londinium. Car si l'existence de la fille de Vercingétorix, puisque c'est de lui dont il s'agit, est une surprise pour tout le monde au village, le secret a été dévoilé à César par le traître Adictosérix. Depuis il ne pense qu'à la capturer pour en faire une parfaite romaine. Abraracourcix promet bien sûr de prendre soin de la précieuse mais néanmoins rebelle progéniture du chef guerrier. Et c'est à Astérix et Obélix qu'il confie la tâche de veiller sur l'adolescente qui, outre un caractère bien trempé, a aussi une fâcheuse tendance à fuguer. Les deux compères vont avoir fort à faire pour juguler les envies d'évasion de la jeune fille.

    Par Toutatis ! Qu'arrive-t-il à nos irréductibles gaulois ? Tel Vercingétorix à Alésia, ils ont rendu les armes devant le scénario indigent de leurs dernières aventures. C'est fascinant de voir qu'avec les mêmes ingrédients deux cuisiniers peuvent produire deux plats totalement différents. On a donné à Jean-Yves Ferri des produits de qualité et qui ont fait leurs preuves, des épices et un tour de main et une fois sa petite cuisine effectuée, il nous livre une recette sans saveurs, sans originalité. Parsemé de jeux de mots qui ne font même pas sourire et de personnages réels tombés là comme un cheveu dans un bouillon fadasse, son plat n'est pas indigeste, non, il a juste autant de goût qu'un produit surgelé. Pourtant l'idée était bonne de frotter nos héros à une adolescente rebelle mais ça ne prend pas, il ne se passe rien et on ressort déçu d'une lecture qu'on préfèrera oublier très vite. Ce qui devrait être aisé d'ailleurs.


  • par
    7 novembre 2019

    Adrénaline, la fille cachée de Vercingétorix, qui détient un collier de son père qui pourrait remobiliser les Gaulois contre les Romains est activement recherchée par les troupes de César. C'est donc tout naturellement qu'elle se retrouve dans le village des irréductibles, le temps d'organiser sa protection. Il est encore plus naturel qu'elle soit surveillée par Astérix et Obélix. Mais Adrénaline est une ado...

    Trente huitième album des aventures d'Astérix et Obélix que je ne suis pas régulièrement. Là, je me suis dit, pourquoi pas ? Dessin de Didier Conrad hyper fidèle à l'original, mais pourrait-il en être autrement ? On retrouve au moins une guest-star, mais je ne dirai pas qui, scrutez bien les cases.

    Pour le scénario, Jean-Yves Ferri a dû observer des ados, c'est bien vu et très drôle. Adrénaline est fugueuse et ne veut pas entendre parler de guerres. Beaucoup de références à l'actualité voulues ou pas d'après les auteurs : des phrases polémiques de notre président sont remises au goût gaulois, on pourrait penser aussi à Greta Thunberg, au mouvement des jeunes contre le réchauffement climatique... Des références littéraires aussi, j'y ai reconnu Molière et en ai sans doute raté d'autres.

    Sans être révolutionnaire, cet album est plaisant et dans la droite ligne des aventures des deux Gaulois. Les incontournables scènes de bagarre sont là, les querelles poissonnier/forgeron itou et bien sûr le banquet final. Tradition respectée.