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Avant les diamants

Avant les diamants

Maisons, Dominique

La Martinière

  • par (Libraire)
    15 octobre 2020

    Le roman noir d'Hollywood

    Disons-le d'emblée au sujet de Dominique Maisons : on avait beaucoup aimé son "On se souvient du nom des assassins" (prix Griffe Noire du meilleur roman historique 2016), enquête policière à la façon "Aliéniste" de Caleb Carr qui peignait la police du tout nouveau XXe siècle sous un éclairage intéressant. Dans "Avant les diamants", selon le mot de l'Editeur, on se retrouve dans "le roman noir d'Hollywood". Il y est donc question de femmes fatales, de producteurs véreux, de jeunes actrices prêtes à tout pour voler le premier rôle, d'une mafia aussi bête que dangereuse ou enfin d'un prêtre qui s'arrange avec son Dieu mais pas toujours avec la morale...
    Hollywood, 1953 : Errol Flynn est déjà une star déclinante qui a donné le meilleur d'elle-même, pensant constamment au triptyque femmes-alcool-argent, pas forcément dans cet ordre. Hedy Lamarr vieillit et les grands patrons des majors du Septième Art font encore la loi... C'est ici que surgit un producteur casse-cou qui ne recule devant rien pour monter enfin un grand film et connaître le succès qu'il croit mériter. Ce roman est une réussite car il démonte l'industrie du cinéma tout en nous divertissant. Il nous plonge dans une époque en noir et blanc pas si lointaine où tous les excès étaient permis. Les flingues sont souvent de sortie et le rôle de l'armée américaine dans la propagande des esprits souvent trouble. Bref, on ne s'y ennuie à aucun moment. Monstres sacrés d'Hollywood (Gable, Sinatra, etc.) et personnages fictifs s'y côtoient pour nous dire qu'aujourd'hui encore plus qu'hier, on a besoin de mythes pour nous faire rêver... Et Hollywood, dans l'Histoire, c'est quand même la plus grande usine à rêves !!!


  • par (Libraire)
    15 septembre 2020

    Hollywood

    Hollywood ,la cité du cinéma , des années 50. Entre la Mafia , l'Armée et l'Eglise, chaque partie veut avoir la main mise sur cette magnifique outil de propagande. Ajoutez des producteurs véreux , des actrices et des paillettes, le décor est planté. Dominique Maison mêle la fiction à la réalité et nous montre un univers incroyable qui casse totalement le mythe. Sexe , corruption , magouilles , violence, meurtre et glamour !
    Un bon roman noir, une réussite !


  • par (Libraire)
    27 août 2020

    A la manière de Tarantino

    Cela sent la clope. Le sexe. Le vice. Le fric. Bref, disons le crûment: cela pue. Nous sommes en 1953 du côté d’Hollywood, de ses starlettes et de ses magnats aux gros cigares, de ses décors en carton pâte. Derrière les ranchs en contreplaqué, les fontaines en stuc, les sourires sur papier glacé, c’est un jeu mortel qui se joue. Pendant que John Wayne montre la grandeur de l’Amérique en chassant les indiens sur le grand écran, Mickey Cohen et la mafia tirent les ficelles d’un spectacle qui en cette période de Maccarthysme et de pudibonderie joue en permanence entre l’hypocrisie et l’intérêt national. Les ligues de vertu catholique censurent le décolleté trop profond mais les apprenties actrices sont obligées de coucher pour obtenir un rôle.
    C’est dans ce contexte que débute le roman: l’armée décide de s’immiscer dans la production cinématographique afin de donner une image positive d’une Amérique idéalisée. Le major Chance Buckman a pour mission de briser l’hégémonie de la mafia et de faciliter l’émergence de nouveaux producteurs plus obéissants idéologiquement. Recherche de fonds, d’acteurs et d’actrices, achats de ligues de vertu, tout au long d’une vaste fresque splendide, somptueuse et noire, l’auteur nous emmène dans les bas fonds des productions hollywoodiennes.
    Ce sont un producteur cynique et pervers, un militaire parieur invétéré, un prêtre immoral, une apprentie starlette misérable, qui sont les véritables acteurs pathétiques de ce récit aux multiples rebondissements. Les excès de cruauté et de cynisme, le récit très cinématographique nous font penser à une mise en scène de Quentin Tarantino. En refermant l’ouvrage, on ne peut que penser à Harvey Weinstein et aux 70 années nécessaires pour que le sort des femmes dans l’industrie du cinéma commence à changer. Un long chemin que, dans un cadre totalement romanesque, Dominique Maisons nous invite à parcourir.

    Eric