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Conseils de lecture

L'homme qui tremble
21,00
par (Libraire)
18 janvier 2021

Introspection

« Depuis Priez pour nous tous mes romans s’emboitent, ou plutôt s’empilent, mais pas n’importe comment, comme les marches d‘un escalier, de sorte que si je ne publie pas celui-ci, si je saute une marche, la suivante ne pourra pas tenir ». Cela fait trente ans que Lionel Duroy superpose comme il l’écrit les récits de son enfance, de son existence comme un chirurgien de son âme. Le stylo est son scalpel. Les phrases sont les baumes réparateurs car pour l’écrivain cycliste sans écriture, pas de vie. On l’avait quitté avec son dernier ouvrage "Nous étions nés pour être heureux", réconcilié avec sa famille, ses proches, renouant des liens brisés par la parution de ses textes autobiographiques. On avait le sentiment d’un repos bien mérité, celui des souffrances atténuées par l’âge venant, par la sagesse. Très vite en ouvrant « L’homme qui tremble » on découvre qu’il n’en est rien. Lionel Duroy reprend tout depuis le début, depuis ce premier octobre 1949 à Bizerte, date de sa naissance, né de « Christine Vergez et Albert Duroy de Suduiraut dit Toto ». On se dit que l’on connait l’histoire, que l’écrivain ne peut que se répéter même si il ne se dissimule plus cette fois-ci derrière le nom d’Augustin.

Tout est pareil mais tout est différent. Pareil cette nécessité pour naître une deuxième fois, d’écrire, d’écrire encore et toujours, pour combler un vide, ou vider au contraire le trop plein de désamour, de folie. Pareil le leitmotiv de la terrible « tristesse d’exister », celle qui fait quitter le lit conjugal en pleine nuit sous l’effet d‘angoisses existentielles, cette panique de dormir à côté d’un corps de femme. Pareil le vide sidéral d’une existence quand l’écriture, qui l’a fait renaître une seconde fois, n’est pas au rendez-vous.

Tout est différent car Lionel Duroy a aujourd’hui plus de soixante dix ans et la grille de lecture de sa vie a changé, les perspectives, à défaut de prise de hauteur, ont changé d’angle. C’est cette perspective nouvelle qui fait l’intérêt majeur de ce remarquable texte. Tous les évènements d'une vie déjà racontés ont « de nouveaux échos en moi, mon regard leur conférant au fil des années d’autres significations, que je n’avais pas su voir, comme si nous étions condamnés à courir toute notre vie derrière la personne que nous sommes sans jamais parvenir à la rattraper » écrit il dès le début.

L’intérêt de cette oeuvre majeure réside dans l’honnêteté que met l’homme à décrire son existence. Intransigeant avec lui même, il juge ses faiblesses sans complaisance, sans tomber dans l’auto flagellation ou l’auto apitoiement. Il ne se regarde pas comme Narcisse dans son reflet pour s’admirer ou se détester mais cherche à comprendre ses actes, ses fuites perpétuelles devant les femmes de sa vie, qui le font trembler, qui font dire aux êtres qu’il aime: « Tu es là, mais tu n’es pas là ». Ce n’est pas à un ressassement que nous assistons mais à un nouvel éclairage, une nouvelle compréhension de ses événements traumatiques qui l’ont forgé: huissiers, saisies, chantiers, internement maternel, inconséquence de Toto et tant d’autres. On sait tout cela mais on a, avec l’auteur, le sentiment de s’approcher cette fois-ci d’une vérité, d’une compréhension.
En trois décennies Lionel Duroy est devenu pour ceux qui le lisent fidèlement une boussole dans la vie. Un ami? Probablement pas. Un confident? Sûrement. Celui vers qui l’on se tourne quand l’existence dissimule des souffrances ou des incompréhensions. Celui qui en auscultant son âme nous offre un miroir. Un accompagnateur de vie.

Eric


Ces orages-là
20,00
par (Libraire)
12 janvier 2021

Revivre ?

Après 3 ans, Clémence vient de quitter Thomas, son bourreau. Elle se réfugie dans une petite maison biscornue entourée d'un jardin anarchique, et vit la peur au ventre. La peur de voir Thomas revenir. La peur de céder à la tentation, le retrouver, car elle est encore sous son emprise et se retrouve confrontée à une grande solitude. Petit à petit, elle tente de devenir "grande et forte" aidée par son voisin, son collègue, son amie d'enfance et bientôt sa mère à qui elle n'a pas donné de nouvelles depuis 3 ans... Un récit intimiste prenant. Pourra t-elle guérir et pardonner ?

Vanessa


La vie mensongère des adultes, Roman
22,00
par
9 janvier 2021

Quinze ans à Naples : l'âge de la férocité

Le jour où Giovanna, douze ans, entend son père professeur la comparer à sa tante Vittoria, elle reçoit la honte de ses parents comme une gifle. La peau laiteuse de son enfance se met soudain à gonfler et à crever. Sa curiosité la pousse à rencontrer cette personnalité vulgaire et fascinante, à découvrir les quartiers populaires de Naples, où vit une partie de sa famille, et à explorer les limites de sa propre perversité. Elena Ferrante excelle à décrire les désillusions de la mue adolescente, les limbes de veulerie et d'innocence dans lesquels les corps se débattent à l'âge adulte, dans une société déchirée par la duplicité, le péché et le mépris. Amer, et pourtant lumineux. Anne-Marie


Raviver les braises du vivant, Un front commun
20,00
par (Libraire)
8 janvier 2021

Le recours aux forêts

Baptiste Morizot choisit dans cet essai de mettre en lumière les acteurs de la libre évolution du domaine forestier.
Un essai important qui souhaite mettre un terme aux visions dualistes qui s'opposent depuis les Lumières quant au sort de la nature. L'auteur nous donne ici des pistes de réflexion sur les choix politiques et éthiques qui mèneraient à une plus grande attention au vivant.
Un essai remarquable de lucidité, une réflexion juste et limpide sur les grandes décisions qui nous attendent.

Mila.


1, La bête
24,95
par (Libraire)
7 janvier 2021

Un mythe incroyable !

Le jeune François vit seul avec sa mère en Belgique, il ne connaît pas son père qui serait un nazi. Il subit du harcèlement... Il ne peut s'empêcher d'aider tous les animaux dans le besoin qu'il rencontre (le chat péteur, le dindon qui se prenait pour un coq, le cheval ivrogne, la chauve-souris diurne...). La maison ressemble à une vraie ménagerie.
Un jour il tombe sur une drôle de bête... Le marsupilami !
Le graphisme est superbe, l'histoire originale et touchante.
Une BD remarquable, aimée et recommandée à 100% par Vanessa et Lou