Conseils de lecture

Kervarec F.

Salto

16,00
par (Libraire)
6 décembre 2018

Premier roman addictif

Attrape-rêves de F. Kervarec, éditions Salto.

Ce thriller se passe au Canada dans le milieu du hockey sur glace. L'auteur, F. Kervarec, avocat spécialisé dans le droit du sport, aborde un sujet méconnu et passionnant, le droit des affaires, le business dans le milieu sportif.
Récit rythmé, il est difficile de lâcher ce roman noir avant la dernière page...
Il aborde aussi une part sombre de l'histoire canadienne, celle des pensionnats indiens. Dans ces écoles religieuses, les autochtones étaient sommés de renoncer à leur culture d’origine. Une assimilation forcée qui a parfois viré au cauchemar pour les jeunes indiens.
Une belle découverte !


Idiss
20,00
par (Libraire)
30 novembre 2018

Un hommage émouvant

Un hommage sensible et émouvant de Robert Badinter à sa grand-mère maternelle où l'on croise aussi certains membres de sa famille, rudement éprouvée lors de la seconde guerre mondiale. A lire absolument ! Sylvie


Le discours
16,00
par (Libraire)
29 novembre 2018

L'auteur est bien connu pour ses BD géniales, et notamment Zai Zai Zai avec laquelle il a connu un beau succès mérité ! On retrouve dans ce roman, publié dans la nouvelle collection Sygne chez Gallimard, son humour décalé. Tout le roman se passe pendant un dîner en famille où son beau-frère, avec lequel il a peu d'atomes crochus, lui demande de faire le discours pour le mariage avec sa soeur. Au moment où le narrateur vit un chagrin d'amour... C'est raconté d'une façon hilarante. Tendre et loufoque à la fois. Lecture fortement recommandée par Vanessa.


La Zone du Dehors
11,20
par
24 novembre 2018

Sous les pavés, le futur

La Zone du Dehors, c'est mai 68 chez Orwell, un cocktail magique SF + anarchie ! Récit d'une rébellion joyeuse et échevelée contre un ordre social mesquin et stérilisant. Baroque, violent aussi, mais réjouissant.


Les beaux étés / La fugue
14,00
par (Libraire)
24 novembre 2018

LES BEAUX ETES LA FUGUE

Avec le Tome 5 de la série « Les Beaux Etés, Zidrou et Lafebre, nous ramènent en 1979 quand les Pink Floyd faisaient rêver les adolescents. Nostalgie et tendresse garanties.

Il est en BD comme en amour, des rendez-vous que l’on attend avec impatience. Les auteurs des quatre premiers tomes de la série « Les Beaux Etés », Zidrou et Lafebre, nous avaient annoncé un nouvel album pour les fêtes de fin d’année. C’est donc avec un plaisir renouvelé que les lecteurs ont retrouvé les tribulations de la famille Faldérault. Inutile de tourner autour du pot: ce dernier album ne vous procurera pas un sentiment de transe ou d’addiction. Pas de suspense haletant, pas de crimes à élucider. Le scénario peut se résumer au titre « La Fugue » et à ces quelques mots: hiver 1979, Pierre et sa femme Mado décident de partir au soleil pour Noël. Seulement, Louis adolescent aux cheveux longs et aux idées courtes (?) décide de leur fausser compagnie sur l’autoroute pour se rendre à Londres, assister à un concert des Pink Floyd, pour lequel il a obtenu des billets à la sueur de son front en accomplissant des petits boulots.

Les auteurs reprennent les recettes qui ont si bien fonctionné auparavant basées sur la tendresse, la répétition des évènements familiaux, que facilite une chronologie chaotique, permettant de découvrir des personnages dans le désordre de leurs âges et de leur évolution.
Quand Lugano et Cauuet, agitent avec « Les Vieux Fourneaux » l’humour caustique, politique et actuel, Zidrou et Lafebre, préfèrent verser dans la nostalgie du temps d’avant et dans les plaisirs simples des vies de famille.

Ce qui touche finalement le lecteur, c’est l’intimité que créent la simplicité des scénarios et l’identification à des situations que nous avons tous vécues, à la manière d’une chronique quotidienne, rythmée par les paroles des chansons de l’époque. Les parties de Mille Bornes s’accompagnent des préoccupations d’ados, en conflit avec des parents qui ont une vie de « frustrés ». Mam’zelle Estérel, 4 L de Luxe, 6 glaces, modèle 1962 est toujours le support des rêves d’évasion vers un soleil que ne voit guère le Manneken Frites à la frontière, où l’on déguste des fricadelles sous une pluie battante.

Ce registre de tendresse, le dessin de Lafebre l’accompagne à la perfection avec de larges cases qui accueillent les frimousse polissonnes, boudeuses, gouailleuses des quatre enfants de la famille qui, comme tous les enfants de toutes les familles, râlent, rêvent, pestent, détestent et aiment leurs parents. A la manière de Franquin, quelques personnages secondaires, traversent agréablement chaque nouvel album, pour fournir une galerie de portraits savoureuse.
Un beau cadeau de Noël pour toute la famille.