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Conseils de lecture

Pour en finir avec le mythe de l'Eden africain

Flammarion

21,90
par
30 juillet 2021

Greenwashing ?

Attention : après ce livre, les documentaires sur les immensités sauvages, l'Afrique rêvée d'"Out of Africa" et la fable du "Roi lion" auront un arrière-goût de frelaté. Cet essai très clair a le mérite rare de briser nos certitudes. Nous, puissances coloniales, avons inventé en Afrique un Éden qui n'a jamais existé. Nous avons œuvré pour qu'il puisse advenir, au mépris des droits humains, dans les colonies et jusqu'à aujourd'hui. De respectables institutions internationales, telles que l’Unesco, la FAO ou le WWF, sont les agents de cette politique, en bonne entente avec certains régimes africains.
Alliant les observations de terrain à la recherche historique, Guillaume Blanc retrace l'histoire des parcs naturels africains -en Éthiopie notamment- et en fait l'exemple même d'un paradoxe : "préserver" un lieu et en bannir ceux qui l'ont forgé. Les agro-pasteurs qui ont façonné et protégé ces paysages en sont violemment chassés : la Nature n'est belle que si l'humain en est exclu...
Au-delà de cette injustice toujours renouvelée, Guillaume Blanc reprend une interrogation brûlante aujourd'hui, formulée notamment par l’anthropologue Philippe Descola : la nature est-elle séparée de l'humain? ou bien faut-il considérer l'humain comme partie prenante de la nature? Question cruciale. A ce titre, ce livre est dérangeant et salutaire.

Frédéric


19,00
par (Libraire)
19 juillet 2021

Un plaisir pour l'esprit et pour les yeux

On ne dira jamais assez tout le bien qu'il faut penser de la revue XXI qui confirme, à chacune de ses livraisons, la réussite de la ligne éditoriale qui fait son originalité : donner à l'image une place égale à celle du texte, pas seulement dans la mise en page, mais aussi comme objet et outil de réflexion à part entière sur notre siècle en devenir.

C'est le cas de ce numéro 54 (printemps 2021) : côté images, un émouvant « récit-photo » de Patrick Wack sur le Xinjiang, où les photographies disent, bien mieux qu'un long reportage, l'ampleur des persécutions dont sont victimes les Ouïghours ; un épais dossier sur la place inquiétante prise par la vidéo-surveillance dans nos villes (Nice étant l'exemple le plus emblématique du phénomène) ; un très beau cahier sur le travail de Kong Wollak, artiste cambodgien qui redonne vie aux portraits de famille enterrés (au sens propre) par ces mêmes familles sous la terrible dictature des Khmers rouges qui les avait interdits... Côté texte, ce sont deux écrivains qui sont mis à contribution : Nathacha Appanah, qui a recueilli et mis en forme avec la qualité d'écriture qu'on lui connaît des témoignages de femmes noires qui  « nourrissent, lavent, soignent des corps blancs » et sont pourtant confrontées au racisme de la part de ces blancs dont elles sont les aides à domicile. Et Jean-Marie Gustave Le Clézio, qui livre dans un entretien quelques belles réflexions sur le voyage et la littérature.
Tout cela n'est qu'un aperçu, bien entendu, et on est, comme à chaque numéro, surpris par la richesse du contenu, La mise en page, belle et inventive, n'est pas en reste. Si bien que lire XXI est un plaisir pour l'esprit mais aussi pour les yeux. C'est suffisamment rare pour être souligné !

Jean-Luc


19,99
par (Libraire)
19 juillet 2021

Une performance

42,195 km en deux heures pour le recordman du monde, en trois heures pour des athlètes confirmés, en quatre heures et plus pour les amateurs. C’est long un marathon, c’est le temps libre offert à toutes les pensées, à la vacuité des minutes qui s’égrènent comme à la concentration de l’effort à tenir. Mettre en bande dessinée cet espace temporel si particulier où le même geste est mille fois répétés, avec pour seul horizon cette ligne au sol qui trace le parcours parfait, est une véritable gageure. Nicolas Debon l’a relevé pour le premier ouvrage majeur de sa jeune carrière. Ce n’est pas un des cinq marathons qu’il a parcourus qu’il met en image mais un marathon olympique immortalisé par une photo culte qui illustre toujours les Jeux d’Amsterdam en 1928: un petit homme nord africain avec le dossard 71 pénètre dans le couloir d’un stade. Son short est ample, sur son maillot trône le coq gaulois, son visage est impassible et derrière lui un homme enthousiaste lève haut le bras sur son passage. Le futur vainqueur s’appelle El Ouafi. Français, il est né aux portes du Sahara algérien. Le supporter est Louis Maertens. Ancien coureur devenu journaliste il va raconter cet exploit. C’est de son récit que va s’inspirer l’auteur pour réaliser cette BD étonnante.

Debon adopte un point de vue cinématographique. De nombreuses pages sont muettes comme des plans d’ensemble magnifiques, d’autres avec des pages de huit cases, voire douze, brisent le rythme et accélèrent la course.
C’est une voix « off » qui accompagne les foulée des athlètes permettant de multiplier les points de vue tantôt intime, tantôt historique, tantôt sportif. On devine l’énorme travail de documentation nécessaire pour mener ce récit porté bien entendu par l’origine nord africaine de l’athlète français, manoeuvre aux usines Renault de Boulogne Billancourt.

A la fin de l’ouvrage une double page documentaire fournit d’intéressants compléments sur l’évènement et la vie de Boughera El Ouafi, qui se terminera misérablement. On y découvre notamment une photo des quatre participants français avant le départ. Étrangement le futur vainqueur semble un peu à l’écart. Et l’annonce d’un autre français d’Algérie, Alain Mimoun, vainqueur du marathon de Malbourne en 1956. Comme un passage de témoin avant l’indépendance de l’Algérie.

Eric


Portrait d'un grimpeur

Anne-Marie Métailié

18,00
par (Libraire)
12 juillet 2021

Une leçon de vie

Un beau récit sur la vie de l'alpiniste Mo Anthoine (1939-1989), natif du Pays de Galles.

Écrivain, poète et passionné de montagne, Al Alvarez dresse un portrait tendre et admiratif d'un homme passionné et passionnant. Mo Anthoine a grimpé les sommets les plus fous du monde entier !
Ce livre est une ode à la nature, à l'amitié, au dépassement de soi, à l'aventure.
C'est sensible, drôle, et profondément émouvant.

Vanessa


Une histoire de georges le dragon

Kaléidoscope

11,00
par (Libraire)
10 juillet 2021

Le retour de Georges !!

Youpi, c'est le retour de Georges. Mais... Georges n'arrête pas de bouder !
Encore une drôle d'histoire à base de tartines, peut-être un peu trop grillées...

Lou