Conseils de lecture

Petite philosophie des oiseaux

Dubois, Philippe Jacques

La Martinière

14,90
par (Libraire)
19 janvier 2019

Et si nous prenions un peu de hauteur ?
22 petites leçons de philosophie à tirer de l'observation des oiseaux. Une ode à la contemplation, renouer le lien sacré qui nous unit à la nature pour enfin retrouver la sérénité.
Un vrai bol d'air !

Mila


La Goûteuse d'Hitler
22,00
par (Libraire)
16 janvier 2019

Un roman puissant et bouleversant.

Ce roman est inspiré de l'histoire vraie de Margot Woeltk, seule rescapée des 15 jeunes femmes enrôlées, puis séquestrées pour être les "goûteuses" d'Hitler, qui craignait d'être empoisonné.

Un récit puissant et bouleversant qui explore l'ambivalence des sentiments, l'ambiguïté des relations et interroge surtout ce que signifie être et rester humaine.

A découvrir absolument !
Coup de coeur partagé par Sylvie et Vanessa.


Swan (Tome 1-Le buveur d'absinthe)
22,00
par (Libraire)
14 janvier 2019

Un tour du côté de chez "Swan"... sans Proust.

En racontant les prémices du mouvement impressionniste, Néjib débute la chronique d’une vie parisienne des années 1860. Quand la peinture reflète la société, elle devient le support d’un feuilleton passionnant.

Les planches dessinées de Néjib sont facilement reconnaissables: des traits noirs puissants et structurés qui donnent une priorité au dessin, ce dessin auquel il apporte son originalité en adjoignant une ou deux couleurs par page, comme pour éclairer les scènes d’une manière originale en distinguant l’essentiel du secondaire.
On peut alors s’étonner que l’auteur, qui s’était fait connaître avec le formidable « Stupor Mundi » choisisse comme thème la naissance et l’aventure des impressionnistes.
Il est vrai que d'impressionnistes il n’en n’est guère question pour l'instant. C’est plutôt une période incandescente de contestation artistique qui se déroule devant nos yeux. Courbet et surtout Manet sont dans la BD les prémices et les annonciateurs d’une révolution qui arrive à grands pas, dont on ignore encore tout, mais dont les « rapins » vont déclencher l’étincelle comme l’annonce la première page. Pourtant Néjib ne limite pas sa BD à ces faits si connus et si souvent relatés. Son propos est plus large et constitue l’intérêt majeur de cet ouvrage: c’est le Paris des années 1860 qu’il s’attache à décrire grâce à l’oeil neuf et étranger de Swan et de son frère Scottie, qui débarquent de New York chez leur cousin Edgar Degas pour toucher de plus près à ce monde artistique dont il rêve tant. Scottie, qui apporte dans ses valises, un lourd secret personnel veut intégrer l’Académie des Beaux Arts. Swan, à l’encontre des moeurs de son temps, veut elle aussi créer, dessiner, peindre. En utilisant ce fil conducteur, Néjib peut ainsi élargir son propos et sa palette. Il est alors question d’homosexualité, de féminisme, de misogynie, de conservatisme et d’aveuglement bourgeois dans le décor d’un Paris qu’Haussmann est en train de détruire pour reconstruire une capitale moins accessible aux violences révolutionnaires.
Derrière les destins connus de Manet ou du triste Degas, Néjib réussit à nous conter une époque, où l’on se meut dans une société corsetée, rigide dirigée par l’hypocrisie et les apparences. La BD se lit alors comme un véritable roman policier.
On attend avec impatience le deuxième épisode de ce superbe feuilleton.

Eric Rubert.


Le sillage de l'oubli, roman

roman

Éditions Gallmeister

23,60
par (Libraire)
10 janvier 2019

Apre, rugueux. Magnifique.

1895, au Texas, on se croirait encore au Moyen-Age.
Klara Skala meurt en mettant au monde son quatrième fils, Karel. Inconsolable, le père, fermier et éleveur de chevaux de course, se transforme en brute et élève ses fils à la dure.

Karel est marqué par le sceau de la culpabilité, désigné par ses frères et son père comme "celui qui a tué la mère". La seule marque d’attention que son père lui accorde, c’est de lui laisser monter ses chevaux. Alors, Karel monte à cheval comme un as, frôle la mort en permanence.

Dans ce roman, on fume, on boit, on se bat et si on aime, on ne le dit pas. Absence de la mère, haine du père, liens fraternels malmenés, désirs contrariés, on s'en sort comme on peut.

Roman âpre, rugueux, magnifique.


Dans l'ombre du brasier
22,50
par (Libraire)
10 janvier 2019

Roman noir historique, palpitant.

Hervé Le Corre est l’une des grandes voix du roman noir français contemporain.
L'intrigue de son dernier livre « Dans l’ombre du brasier » se déroule pendant la Commune de Paris, au cœur de la semaine sanglante. Le roman est construit autour de ces 10 jours, du 18 au 28 mai 1871. La complexité de cette période historique est superbement retranscrite par l’auteur, à travers des personnages qui n’ont rien de monolithiques. Il nous fait sentir la crasse, la fumée, la poussière, les bombardements,...
On suit les communards : le sergent Nicolas Bellec qui court d'une barricade à l'autre avec ses deux amis, Le Rouge et Adrien, un gamin de 16 ans. Son amoureuse, la jeune Caroline est séquestrée par Pujols avec l'aide de Clovis, un mystérieux cocher.
Antoine Roques, promu commissaire par la commune, va tout faire pour la retrouver.

L'auteur donne à voir cette guerre civile menée par des femmes et des hommes qui n’y sont pas formés, souvent inorganisés, mais qui s’accrochent à leur espoir d’un monde meilleur.
Rythmé, tragique et beau.