Conseils de lecture

Qu’est-ce que le totalitarisme?
9,00
par
2 août 2018

Eclairant.

Un président se montre-t-il un peu trop autoritaire ? On peut être tenté d'évoquer un peu vite le totalitarisme. Dans ce "précis" très éclairant, Florent Bussy montre bien les spécificités du ou des totalitarismes. Il s'appuie sur des textes canoniques d'Hannah Arendt, de Georges Orwell, de Claude Lefort... pour mettre en lumière la déshumanisation radicale à laquelle ces régimes se sont livrés. Une réflexion salutaire pour le temps présent, et pour l'avenir aussi.

Frédéric


Le chagrin des vivants
8,30
par
2 août 2018

Danser après la guerre

Londres, 1920. Trois âges de la femme à l'heure de l'après-guerre. Elles attendent la fin de cette nuit. Elles veulent recommencer à vivre dans un comme-avant impossible. Toutes ont perdu un homme, la joie, un corps. Qui a gagné, sinon la guerre ? Comment revivre ensemble, hommes et femmes, après cet impossible ? Un roman sensible sur la guerre de 14 vécue par les femmes.


Mémoire de fille
6,60
par
1 août 2018

Le corps d'une fille

Peut-être le meilleur livre d'Annie Ernaux. Elle y découpe à vif la jeune fille restée en elle comme un corps étranger. Elle en extrait un boyau pourri : la honte d'être pauvre, la honte d'être une femme qui désire. Cette blessure, elle la dissèque comme un trophée, dont elle nous fait une offrande de mots. Avec l'ambition immense de la modestie et la pudeur d'une couverture de survie, elle décrit la naissance des femmes. Pour les adolescentes d'hier et d'aujourd'hui.


Ce qui n'a pas de prix
17,00
par
1 août 2018

Qu'avons-nous fait de la Beauté ?

Dans le rôle difficile de Cassandre, Annie Le Brun nous met en garde contre la marchandisation du monde et de notre attention. Elle nous alerte sur la standardisation du beau et sa configuration commerciale, sur l'enlaidissement et l'appauvrissement des paysages et des consciences. Pour elle, une guerre a été gagnée, qui mène à la victoire d'une culture de la domination par l'argent, de l'accumulation de déchets. Sa réflexion esthétique prend une ampleur sociale et politique : le "réalisme globaliste" fonctionne par exclusion, nivellement, peur de la pensée. Or, elle nous rappelle à notre besoin vital de beauté et de valeurs. Elle nous incite à la désertion de la nuit et du rêve, à la liberté sauvage de la poésie. Stimulant!


Vincent qu'on assassine
7,80
par
30 juillet 2018

Portrait fraternel de l'artiste

Enquête sur les derniers mois de Vincent Van Gogh. L'auteur rouvre le dossier et retrace avec un regard neuf les circonstances de sa mort. Elle décrit avec intimité la figure de l'artiste, dans son travail et dans sa différence. Un frère au paradis des peintres.