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Conseils de lecture

Retour à Martha's Vineyard, Roman
24,00
par
29 décembre 2020

Film de copains sur la côte est : questions, bières et mélancolie

Trois sexagénaires, amis depuis l'université, se retrouvent sur une île de la côte est. Entre eux, le souvenir d'une jeune fille, aimée des trois garçons, qui a disparu juste après leur fête de fin d'études. Richard Russo a le don de brosser des figures décalées, qui ont l'épaisseur du temps, des fêlures et de la nostalgie. Il sait retourner les cœurs sous les chemises des cow-boys sentimentaux, et créer le mystère en faisant apparaître les fantômes du passé : Qui étaient vraiment nos parents ? Avons-nous fait les bons choix ? A quels regrets donner leur chance, à présent ? Enquête sur la piste de nos aveuglements.

Anne-Marie


Les impatientes
17,00
par (Libraire)
12 décembre 2020

Un livre de combat

Le Goncourt des lycéens récompense souvent des romans forts, sans concessions. C'est vraiment le cas avec ce roman de Djaïli Amadou Amal. Cette écrivaine camerounaise, peule et musulmane s'inspire de son histoire.
Celle des femmes victimes des mariages dits "arrangés" et de la polygamie. Une violence inouïe est faite à ces trois femmes du roman : Ramla, Hindou, Safira.
Bouleversant.
Les Impatientes est un livre de révolte et de combat.

Vanessa


L'anomalie, Roman
20,00
par (Libraire)
12 décembre 2020

Astucieux !

Voilà un Goncourt bien agréable à lire ! A quelques mois d'intervalles, deux avions identiques avec les mêmes passagers vont atterrir... Que s'est-il passé, quelle est cette "anomalie" ? On se laisse embarquer (c'est le cas de le dire...) avec plaisir dans ce roman atypique qui pose quelques questions intéressantes... La fin est formidable mais je ne vous en dirais pas plus...

Vanessa


Putzi : le pianiste d'Hitler
22,00
par (Libraire)
2 décembre 2020

Le pianiste d'Hitler

« Le pianiste d’Hitler » indique le bandeau de couverture. Il aurait pu aussi être écrit: « Le clown d’Hitler ». Si Ernst Hanfstaengl, dit Putzi, connut notamment Hitler, jeune, grâce à leur amour immodéré pour Wagner, il devint rapidement par son exubérance, sa mégalomanie, une sorte de fou du roi lorsque l’ancien peintre en bâtiment devint chancelier. Mais qui dit amuseur public, dit aussi lassitude, révocation, quand le rire se traduit en ennui. Il vécut tout cela Putzi, fils d’une mère américaine et d’un père allemand, de l’ivresse de la proximité du pouvoir à sa disgrâce en 1937.
Thomas Snégaroff dans un récit qui allie le romanesque à l’Histoire, raconte l’existence de cet homme avec le sens des formules et nous fait pénétrer dans l’environnement immédiat d’Hitler et dans un monde universellement antisémite, où les principes juridiques du racisme mis en place par le régime nazi s’inspirent de textes venus des Etats Unis. Un beau roman qui raconte au plus près la destinée personnelle d’un homme, qui si il ne participa pas directement à la « solution finale » ne renia jamais ses convictions nazies, et des personnages secondaires fascinants comme Winifred Wagner, Thomas Man ou encore Carl Jung.

Eric


Churchill
29,00
par (Libraire)
30 novembre 2020

ENORME !

C’est une heureuse coïncidence: la multiplication de documentaires, articles, consacrés au Général de Gaulle à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort et la parution de cette biographie de Churchill, une biographie qui fera date, parmi le millier déjà paru. A la lecture de cet ouvrage, les similitudes entre les deux hommes apparaissent rapidement. Dans le désordre total: un physique hors normes qui les fait identifier immédiatement, une fille perdue trop tôt, un goût pour les uniformes, l’armée et la stratégie militaire, le sentiment que les chars joueront dans les conflits futurs un rôle déterminant, un mépris des partis politiques qu’il faut transcender de l’intérieur, des traversées du désert avant ou après la guerre mondiale, un goût pour l’écriture, les « Mémoires », un talent oratoire indéniable mais travaillé, un sens inné de l’Etat et de la nation. Et par dessus tout le sentiment très tôt d’avoir un destin mondial qui ne pourra s’accomplir que dans les plus hautes fonctions de leur nation respective dans les circonstances belliqueuses. Jeune, Churchill ne pense pas à une possible nomination de premier ministre, il cherche à deviner l’année à laquelle il le deviendra. A seize ans il déclare: « Dans les hautes fonctions que j’occuperai, il me reviendra de sauver la capitale et l’empire ».

C'est l'angle choisi par l'auteur pour écrire la vie de celui qui dès la naissance pratiquement voue sa pensée et ses efforts à servir son pays, en se présentant à la députation très jeune, en devenant ministre lors du premier conflit mondial, en se rendant sur le front endossant l’uniforme pendant quelques semaines, manifestant pour la première fois un courage physique indéniable. Sur la durée, jusqu’en 1940 Churchill est déjà une figure imposante avec une carrière politique d’une longévité extraordinaire marquée par de nombreuses fonctions ministérielles, mais c’est bien en chef de guerre qu’il marquera l’Histoire. Nommé au cours d’une réunion à quatre, où la démocratie n’eut guère son mot dire, il put au long de cinq années qui le laissèrent exsangue et épuisé, mettre en oeuvre ce qu’il avait préparé depuis plus de soixante ans: « Car s’il est vrai qu’il a été guidé par la main du destin en mai 1940, c’était un destin qu’il avait consciemment passé sa vie à forger ».

Tel est le fil conducteur de l’ouvrage de Andrew Roberts qui boucle là, une biographie que l’on aime qualifiée de « à l’anglaise » tant la rigueur est de mise, ne prêtant le flanc à aucune interprétation psychologique de bazar, l’auteur niant par exemple toute tendance dépressive du Lord anglais, ne trouvant aucune trace tangible de cette affirmation. Ce sont en effet dans les documents que l’historien cherche sa matière, exploitant des milliers de discours, lettres, archives. Il laisse le lecteur tracer lui même le portrait psychologique de l’homme d’Etat. On découvre ainsi, au fil des 1200 pages, un Churchill visionnaire d’une extraordinaire clairvoyance dans la montée du nazisme, dans la nécessité de réformes sociales plus justes, dans le danger mortel du communisme mais l’auteur met le doigt aussi sur son aveuglement quant au danger de l’arrivée au pouvoir de Mussolini, ses discours à l’emporte pièces clamés parfois pour le plaisir d’un simple bon mot, son extravagance blessante pour son entourage, sa forme de mégalomanie, ses erreurs stratégiques comme l’aventure des Dardanelles.

Churchill qui a longtemps pensé mourir avant 40 ans, qui écrivit lui même à travers des dizaines de pages sa propre histoire offerte à des millions de lecteurs, décéda à l’âge de 91 ans, couronné du Prix Nobel de littérature. Figure incontournable du XX ème siècle, il a côtoyé les plus grands et s’est frotté à de Gaulle dans des relations londoniennes violentes, marquées par la méfiance, mais le respect réciproque, Churchill avouant que De Gaulle fut probablement le plus grand homme d’état français avec Clémenceau. Une distanciation entre personnalité et mission historique qu’il pratiqua tout au long d’une vie incroyable, romanesque mais mise au service avant tout de l’histoire d’une nation, qui apparait en filigrane tout au long de cette biographie exceptionnelle. Quand le rêve d’un destin rejoint la réalité de l’histoire