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Conseils de lecture

Sur les chemins noirs
6,90
par
18 octobre 2020

Diagonale pirate

Fantôme de lui-même, Sylvain Tesson revient escalader la diagonale pirate d'une France balafrée. En marchant, il exerce son corps et son esprit à reconquérir force et liberté. Entre une ode au sauvage et un pamphlet contre l'uniformisation des paysages et des idées, il trace un chemin sombre et amoureux de l'espace, un autoportrait aux mûres et au sang noir. Retrouver l'émerveillement : une aventure.


Dans les forêts de Sibérie, Février - juillet 2010

Février - juillet 2010

Folio

8,00
par
18 octobre 2020

Montaigne en chapka

Journal de six mois passés dans une cabane au bord du lac Baïkal. Journal d'une solitude traversée par les ours, les lectures, les camions et les lointains voisins buveurs de vodka. Une fois la glace cassée à la hache, c'est une descente au fond de son lac personnel. Et l'immensité du ciel. AM


Le fauteuil de l'officier SS, Sur les traces d'une vie oubliée

Sur les traces d'une vie oubliée

Liana Levi

23,00
par (Libraire)
17 octobre 2020

Enquête historique sur un nazi "ordinaire"...

Daniel Lee est un historien britannique qui connaît parfaitement bien la Seconde guerre mondiale et le nazisme, mais il n'avait jamais entendu parler de Robert Griesinger.
Avec la découverte de documents enfouis dans un fauteuil pendant 70 ans, il va mener une véritable enquête, fouillée et palpitante, sur cet officier SS, un bureaucrate anonyme devenu un collaborateur actif du IIIe Reich. On pense évidemment à Hannah Arendt et la "banalité du mal".
L'historien se mue en détective et nous offre une plongée étourdissante au cœur de l'administration nazie, et plus largement de l'Allemagne pendant la guerre.

Vanessa


L'Alcazar
25,00
par (Libraire)
16 octobre 2020

Beau comme un immeuble!

Ce qui frappe en ouvrant la BD c’est la beauté d’une trichromie lumineuse: orange, bleu, noir, trois couleurs restreintes mais qui offrent toutes les autres palettes au lecteur. Nous sommes en Inde, à Bangalore exactement, mégalopole du sud de l’Inde, où vivent plus de 11 000 habitants au kilomètre carré. Installé en Inde à partir de 2013 pour enseigner le dessin, Simon Lamouret poursuit avec « L’Alcazar » sa description de la société indienne. L’Alcazar, un immeuble à construire sur un terrain vague, un chantier dont le suivi régulier sous le dessin de l’auteur va, plus qu’un traité de sociologie, révéler de nombreux aspects de cette société souvent mystérieuse à nos yeux: poids des traditions, conservatisme de Rajasthani hindous, corruption, mariages arrangés, rêveries de richesses de provinciaux déracinés, rôle des séries télévisées, croyances obscures. En quelques mois d’édification de l’immeuble, se dresse devant nos yeux ébahis, une photographie en pointillés, par petites touches légères, d’un monde archaïque et moderne à la fois, où les contraintes du présent se heurtent et cohabitent avec les traditions.

Nous suivons ainsi plus particulièrement une dizaine de personnages, la plupart attachants car volontaires, soucieux d’une vie meilleure, se débattant avec des conditions de travail scandaleuses pour un salaire de quatre euros par jour, quand ceux-ci sont effectivement versés.
Tout sonne vrai, juste, vécu. Pour toucher cette réalité et la décrire au plus juste, Simon Lamouret a eu l’autorisation de suivre un chantier des débuts à la pierre finale. Pendant douze mois, il a pu ainsi recueillir auprès des ouvriers dont il a su gagner la confiance, des témoignages réels, qu’il a juxtaposés dans un judicieux montage narratif. Ce sont eux les véritables sujets de cette Bd, « documentaire romancé » comme le qualifie l’auteur.

A cette aventure humaine décrite avec précision et tendresse, s’ajoute une dimension graphique exceptionnelle. Fait au départ de « briques » et de broc, l’immeuble posé sur quelques pierres posées au sol devient en l’espace de quelques pages, un immeuble de standing et de luxe dont on peine à comprendre la belle réalisation finale. De doubles pages en doubles pages somptueuses, les chapitres se succèdent comme les étages se superposent, sous l’oeil d’un arbre magnifique, veilleur inattendu du travail des hommes. Et resté miraculeusement debout.

En refermant la BD, on garde un goût amer de cette exploitation de main-d'œuvre au profit de quelques uns. Un goût d’universel même si la situation indienne décrite est exacerbée. Malgré tout, il faudra construire à Bangalor d’autres logements sur d’autres terrains. Avec un autre arbre. Avec d’autres ouvriers pour que recommence à nouveau l’histoire. Avec Mehboob, Mohamed, Pierre, Paulo, Juanito et tant d’autres.

Eric


Humanité, Une histoire optimiste

Une histoire optimiste

Seuil

21,90
par
15 octobre 2020

Soyez réalistes, essayez l'optimisme !

Et si les Bisounours avaient raison ? Et si l'Homme n'était pas un loup pour ses semblables, mais plutôt un être naturellement bon avec ceux qu'il côtoie ? Difficile à croire ? L'auteur des stimulantes "Utopies réalistes" s'interroge sur la nature humaine et la vision qu'en offrent l'Histoire et les sciences. Il réévalue les idées reçues en examinant les statistiques, les archives des expériences et en cherchant des contre-exemples non médiatisés. Non, la plupart des soldats n'aiment pas tirer sur leurs adversaires ; ils font tout même pour l'éviter, sinon cela les rend malades. Non, l'homme de Cro-Magnon n'était pas une brute ; il pouvait même être assez mignon avec ses proches. Sinon, il n'aurait pas survécu. Non, les humains ne s'entretuent pas quand on les enferme dans une pièce ou sur une île. L'historien-journaliste met à jour la compassion fondamentale à la survie et la nécessité d'une culture de coopération et de mixité, afin de réussir à dépasser les séparatismes et renforcer les démocraties. Un pari à prendre ! - Vous reprendrez bien un peu d'humanisme ?

Anne-Marie