Les livres tout près de chez vous !

Grâce au partenariat amical avec des commerçants locaux, faites-vous livrer près de chez vous à Varengeville, Pourville, St Aubin sur Scie ou St Martin en campagne !

 

 

Conseils de lecture

Une histoire de georges le dragon

Kaléidoscope

11,00
par (Libraire)
10 juillet 2021

Le retour de Georges !!

Youpi, c'est le retour de Georges. Mais... Georges n'arrête pas de bouder !
Encore une drôle d'histoire à base de tartines, peut-être un peu trop grillées...

Lou


12,70
par (Libraire)
10 juillet 2021

Une superbe aventure haute en couleurs !

Mona a rencontré Marvin dans la rue et il n'a pas de maison... C'est impensable pour Mona. Elle part donc à la recherche d'un toit pour Marvin !
Un album doux et énigmatique.

Lou


22,50
par (Libraire)
30 juin 2021

Polar Catalan

On retrouve dans ce nouveau roman de Javier Cercas tout ce qui fait le charme de l'auteur.
Une intrigue entremêlant passé et présent, des personnages complexes, une trame historique omniprésente.
Un très bon polar à emporter cet été !

Mila


20,90
par (Libraire)
22 juin 2021

Immoral et réjouissant !

Sur le bandeau rouge, il est écrit "drôle, immoral, réjouissant", et c'est parfaitement résumé !
Le Serpent majuscule est le premier roman de Pierre Lemaitre, un polar écrit en 1985 qui n’avait jamais été publié.
Méfiez-vous des petites dames trop tranquilles... Mathilde a la panoplie de la parfaite retraitée, une maison en banlieue, une Renault 25, un chien, et un peu d'embonpoint. Mais c'est une redoutable tueuse à gages !! Ce polar sent bon les années 80 avec ses cabines téléphoniques, c'est un régal !

Conseillé par Sylvie et Vanessa


21,00
par (Libraire)
22 juin 2021

Instructif et féministe

« Vous avez aimé le un, vous adorerez le deux », ce slogan publicitaire facile, on a pourtant envie de le clamer après la lecture de ce deuxième tome de « Pucelle ». Dans la Bd précédente, Florence Dupré la Tour, explorait les affres de la petite enfance, quand on raconte que les garçons naissent dans les choux, et les filles dans les roses, après que le papa ait mis la petite graine dans le ventre de maman. C’était autobiographique, direct, sans chichis mais sacrément efficace. Dans ce second volet Florence a grandi, elle a treize ans, et commence sous son short, sa jupe à naître d’étranges sensations, naturelles, normales mais que des principes sociaux, culturels, moraux et surtout religieux, vont transformer en mal, dénigrement et surtout souffrances. La famille poursuit son histoire en Guadeloupe mais toujours avec ses principes bourgeois, catholiques pour cinq enfants qui clament pourtant, pour les plus grands, ne pas croire en Dieu mais à qui on continue, contre leur volonté d’infliger des codes stricts. Cette fois-ci ce sont la masturbation, la pénétration, l’hymen, le sang, la douleur qui perturbent la jeune fille en train de devenir adolescente. Ce sont des interdits qui s’immiscent dans sa « grotte mentale » alors que la CHOSE devient au fil des mois son obsession terriblement désirée et terriblement réprouvée.

Florence frappe fort et on est mal l’aise quand elle met en dessins une vidéo qui lui a été proposée comme à ses copines d’école, censée démontrer l’assassinat d’un être que constitue l’acte d’avorter, mais qui oublie simplement de préciser qu’il ne s’agit alors que d’un « amas de cellules ». Son dessin et son trait que l’on croit efficaces pour raconter des histoires à la Reiser ne font qu’accroitre les cris de douleur. Utilisant les métaphores graphiques, la dessinatrice nous fait plonger avec elle dans son mal être, sa solitude. La force de ce récit réside dans une narration à hauteur d’enfant, ce récit de petite fille qui multiplie les couettes pour dissimuler à ses propres yeux la CHOSE, omniprésente. Personne dans l’entourage ne voit la détresse, le chagrin, et le portrait du père, silencieux et inexistant est féroce. Les souvenirs sont précis, marquants, indélébiles et n’en conservent que plus de force et de véracité.

Pourtant tout pourrait être tellement plus simple. Il suffirait de dire, d’expliquer pour que l’apprentissage de la sexualité, de l’acte sexuel, ne se fasse pas en découvrant les pages, même géniales, d’un album de Gotlib, revisitant à sa manière des contes pour enfants.
A plus de quarante ans l’autrice règle ses comptes et n’hésite pas à hurler sa colère, contre son grand-père raciste, son père qui offre un robot dernière génération à l’anniversaire de son épouse, à une société patriarcale qui réduit la femme à l’état de potiche, transparente, chargée de la seule perpétuation de l’espèce. Le récit est au scalpel, taille dans le vif, là où cela fait mal, sans concessions.

Eric