Conseils de lecture

Le voyant
7,50
par (Libraire)
5 mai 2016

Très beau portrait.

Jérôme Garcin aime Jacques Lusseyran, et nous aussi. Il nous offre le portait d'un homme exceptionnel, avec ses failles aussi, un homme. Une écriture sensible, érudite, poétique.


Mémoire de fille
15,00
par (Libraire)
1 mai 2016

Peut-être son meilleur livre.

Annie Ernaux découpe à vif la jeune fille qui est en elle, extrait comme un boyau pourri la honte d'être pauvre, et aussi celle d'être une femme, son ambition immense comme une couverture de survie brandie comme un étendard.
Notre soeur du 20e siècle.
Coup de coeur d'Anne-Marie, associée de La Grande Ourse.


Quand le diable sortit de la salle de bain
18,00
par (Libraire)
15 avril 2016

Un regard juste et ironique

Décidément, Sophie Divry apporte un regard juste et plein d'ironie sur notre société actuelle. Après la condition pavillonnaire, son dernier roman s'attache à la vie d'une chômeuse de longue durée qui invente et bricole pour survivre. Ce livre est drôle et décalé, avec un beau travail graphique.


Je suis en vie et tu ne m'entends pas
20,00
par
1 avril 2016

1944, Klaus Hirschkuh vingt-trois ans rentre à Leipzig. Il vient de passer quatre années à Buchenwald. La raison ? Son homosexualité. Ses parents ne l’attendaient plus et ils découvrent un jeune homme amaigri, un fantôme vivant hanté par ce qu’il a vécu. Pas de questions sur ces quatre années, pas de gestes d’amour envers ce fils. Table rase de ce passé. Pourtant Klaus ne peut pas oublier la violence, la maltraitance, les injures, l’humiliation et les morts. Tout ou presque le ramène là-bas. Mais il doit survivre. Après avoir décroché un travail chez un tailleur, il fait la connaissance de René, un Français qui n’a pas voulu renter à Paris retrouver sa femme. Pas tout de suite. Lui aussi à ses blessures béantes. Mais les deux amis vont partir en France : "La plupart des voies ferrées série allemande présentaient un aspect désastreux. On partait demain. Klaus serait-il assez robuste pour le bonheur ?".
Est-il possible de renaître dans un nouveau pays ? Et l’on suit Klaus au fil du temps qui passe.
Se donner le droit à nouveau d’aimer, des amants à son grand amour Julien malgré l’homophobie galopante. Il faudra des années à Klaus pour s’ouvrir à Julien, pour raconter Buchenwald.

Un texte bouleversant et nécessaire. L’écriture de Daniel Arsand est tout simplement sublime. Un feu d'artifice alliant poésie, sensibilité et avec des phrases qui nous transpercent pour décrire la douleur, l’horreur.
Un roman pour la liberté, pour le droit d’aimer et pour ne pas oublier.


Berezina
par (Libraire)
30 mars 2016

Road-movie à la russe

Sylvain Tesson nous embarque dans une chevauchée fantastique au pays des ex soviets sur les traces de l'armée napoléonienne. C'est un road-movie à la russe, un cocktail de givre et de glace, d'ironie, d'érudition et de camaraderie. Il lance un défi à la morosité et plonge le lecteur plein gaz dans une méditation caustique sur l'Europe, la guerre,... la vie !