Les nouveautés Poche !

Les nouveautés Poche !

Nous les avons lus lors de leur sortie, nous les avons aimés, ils sortent en Poche et nous vous invitons à les découvrir !

Article 353 du Code pénal
8,00

Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d'être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec.

Article 353 du code pénal, septième roman de Tanguy Viel, est porté par la très belle voix de cet homme floué, quinquagénaire comme vieilli avant l'heure par le poids des infortunes et des échecs. Un homme las dont les mots s'emploient à construire la pensée, à tenter de comprendre l'agencement fatal des circonstances qui l'ont mené au meurtre. Des mots, des phrases par lesquels il cherche désespérément à tracer, dans l'espace sonore du bureau du juge, pour lui-même autant que pour le magistrat, « la ligne droite des faits ». [...]

De multiples passerelles relient Article 353 du code pénal aux précédents opus de Tanguy Viel. Ce n'est pas dire que l'écrivain se répète. Au contraire, il bouge, il change, il se déploie. Dans un même mouvement, il approfondit sa méditation sur le choix moral, la responsabilité individuelle, le destin, et précise son geste romanesque en prenant ses distances avec les codes des littératures (et du cinéma) de genre dont il a naguère beaucoup usé. Délaissant quelque peu l'ironie au profit d'un réalisme virtuose et d'un humanisme pleinement assumé, il s'appuie sur ses personnages pour irriguer son roman d'une réflexion toute métaphysique sur le mal en l'homme.


Sur les chemins noirs
6,80

«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.» Sylvain Tesson.
«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.»


La terre qui les sépare
7,90

En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père Jaballa, opposant au régime autoritaire libyen, est enlevé par les services secrets égyptiens et emprisonné dans son pays natal. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu’à ce que toute correspondance cesse. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, les détenus sont libérés par le peuple mais Jaballa reste introuvable. Hisham Matar a mené l’enquête pendant des années, d’ONG en ambassades, allant jusqu’à rencontrer Mandela et le fils de Kadhafi. Dans ce récit consacré à son père, il livre l’histoire poignante de sa famille et dresse le portrait subtil d’une Libye
prise dans la tourmente de la dictature.
«Un récit somptueux sur les pères et les fils, le deuil, le rôle de l’art pour comprendre, l’exil.»
Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche.


Le courage qu'il faut aux rivières
7,20

Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l'une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l'arrivée d'Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité et au péril du désir.

Baignant dans un climat aussi concret que poétique, ce premier roman envoûtant et singulier d'Emmanuelle Favier a la force du mythe et l'impalpable ambiguïté du réel.

Des pages fiévreuses, souvent irrespirables, et soudain saturées d’oxygène. Marine Landrot, Télérama.


Jeu blanc

Wagamese, Richard

10-18

7,50

Il faut que Saul Indian Horse raconte son histoire, qu'il se remémore son enfance dans les montagnes du Canada, bercée par les légendes et les traditions ojibwées ; son exil à huit ans avec sa grand-mère ; son adolescence, passée dans un internat où des Blancs se sont efforcés d'effacer en lui toute trace d'indianité. C'est pourtant au cœur de cet enfer que Saul trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c'est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970, même au sein du sport national. Un roman bouleversant par l'auteur des Etoiles s'éteignent à l'aube.

« Sous la plume de l'écrivain indigène canadien Richard Wagamese, l'histoire de Saul Indian Horse devient épopée. » Alexandra Schwartzbrod, Libération

Traduit de l'anglais (Canada)
par Christine Raguet