Les livres tout près de chez vous !

Grâce au partenariat amical avec des commerçants locaux, faites-vous livrer près de chez vous à Varengeville, St Aubin sur Scie ou St Martin en campagne !

 

Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

L'Herbe de fer

Kennedy William

Belfond

18,00
3 septembre 2020

abandon de lecture

Pourtant un classique de la littérature américaine, je me faisais une joie de lire ce Grand roman.

J’ai tenu une centaine de pages avant d’abandonner.

Il faut croire que j’ai passé l’âge de lire des récits sur les vagabonds magnifiques.

Des dialogues sans queue ni tête, des personnages tellement avinés qu’ils se font manger par les bêtes sauvages.

J’ai refermé le livre sans regret.

https://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-7/

Les Lumières d'Oujda
3 septembre 2020

immigration

Ce roman est ensorcelant : si vous le commencez, vous ne pourrez plus le lâcher tant la langue de l’auteur est envoûtante.

Entre poésie et forme qui colle au récit : le départ des migrants, leurs routes, leurs séparations, leur mort parfois.

Après avoir tenté l’aventure à Rome, le héros est rapatrié au Cameroun, son pays natal. En quête de sens, porté par l’amour de Sita, sa grand-mère, il s’engage dans une association qui lutte pour éviter les départs « vers les cimetières de sable et d’eau ».

Au Maroc, il rencontre le père Antoine, qui accueille des réfugiés, et Imane, dont il ne lâchera plus la main.

J’ai tout aimé dans ce livre : le style particulier mais captivant au rythme particulier ; l’histoire du narrateur qui tente de convaincre ses compatriotes de ne pas partir ; le père Antoine qui accueille les migrants pour une halte dans leur route ; les rares mais percutantes fenêtres sur des parcours de migrants (les fugees comme ils sont appelés).

J’ai aimé la voix de la grand-mère qui se rappelle à l’oreille du narrateur.

J’ai aimé que l’auteur place dans son texte des titres de chansons ou de roman, au milieu d’une phrase.

J’ai aimé les leitmotivs du roman : Sourire est la seule preuve de notre passage sur terre /

Personne.

Ne fuit.

Le bonheur. /

La mort

N’arrête pas

La vie /

L’image que je retiendrai :

Celle des ponts que les acteurs de terrain bâtissent pour aider Elles et Ils (les fugees).

https://alexmotamots.fr/les-lumieres-doujda-marc-alexandre-oho-bambe/

Le dit du mistral
3 septembre 2020

Provence, récits

J’ai aimé le Hussard, le chat du couple, avec ses pattes de la couleur des bottes du Hussard sur le toit.

J’ai aimé creuser avec Monsieur Sécaillat et le narrateur ; découvrir avec eux des trésors enfouis.

J’ai aimé que l’auteur raconte en parallèle certaines légendes du Mont Ventoux.

Les vertus curatives de la source ne m’ont pas convaincues, mais l’important est d’y croire.

J’ai aimé qu’au cours de ma lecture, l’auteur m’emmène au cœur du Lubéron et de son histoire.

Un roman qui prolonge magnifiquement l’été.

L’image que je retiendrai :

Celle des sandwichs partagés par Monsieur Sécaillat et le narrateur lors de leurs interminables journées de fouilles secrètes.

https://alexmotamots.fr/le-dit-du-mistral-olivier-mak-bouchard/

Nickel Boys
19,90
27 août 2020

ségrégation

J’ai suivi avec intérêt Elwood, jeune garçon noir à l’avenir prometteur, féru de lecture. Un garçon qui comprend rapidement qu’à la Nickel Academy règne la loi du blanc et du plus fort.

J’ai aimé Jaimie, garçon mexicain à la peau claire qui fait des aller-retours entre les dortoirs des blancs et ceux des noirs en fonction de l’intensité du bronzage de sa peau.

J’ai aimé Turner, garçon débrouillard et qui comprend vite.

La fin m’a laissé stupéfaite, mais pouvait-il en être autrement ?

Une citation :

Il pensa aussi à Archimède, une des premières découvertes encyclopédiques. La violence est le seul levier qui soit assez puissant pour faire avancer le monde.

L’image que je retiendrai :

Celle du jeune Elwood faisant des concours d’essuyage de vaisselle dans les cuisines de l’hôtel où travaillait sa grand-mère, remportant une encyclopédie en plusieurs volumes dont seul le premier volume était imprimé.

https://alexmotamots.fr/nickel-boys-colson-whitehead/

American dirt
23,00
27 août 2020

migrants

Ce roman vous projette au Mexique, à Acapulco, ancienne riche cité balnéaire devenue la proie du cartel des Jardineros.

Lydia est libraire est mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, jusqu’au jour où Sebastián, s’apprêtant à révéler dans la presse l’identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n’est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s’est liée dans sa librairie…

La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier.

Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel…

En chemin, ils rencontreront Soledad et Rebecca, honduriennes dont la beauté leur a créé des ennuis.

S’ajouteront Beto, garçon asthmatique sans ventoline, et le problématique Lorenzo, ex-narcos des Jardineros qui déclare fuir le cartel, mais rattrape toujours Lydia et son fils.

Nous fuyons avec eux dans les rues d’Acapulco, nous cachons dans les rues, montons sur la Bestia au péril de notre vie, trouvons refuge dans des asiles pour migrants le long de la route, sommes rançonnés par des policiers (mais est-ce qu’ils sont vraiment policiers ou à la solde d’un cartel ?).

Nous sommes effrayés avec eux lorsqu’ils n’arrivent pas à monter à bord de la Bestia, certains mutilés pour toujours, nous avons peur avec eux lorsque les policiers emmènent les deux jeunes filles, nous angoissons avec eux dans l’attente du coyote qui les fera franchir la frontière, nous sommes perdus en plein Mexique, sans carte pour se repérer, nous nous fions aux rumeurs sur les destinations des trains.

J’ai aimé Lydia, sa fureur de vivre, son attachement viscéral à son fils.

J’ai aimé son fils, Luca, passionné de géographie, de façon encyclopédique.

Les morts de la famille de Lydia sont toujours présents avec eux.

Un roman dans lequel tout le monde va vers l’avant, ils n’ont pas d’autre choix.

Un roman qui parle des femmes et des enfants dans cette terrible épreuve vers un pays moins violent.

L’image que je retiendrai :

Celle de la casquette rouge de Luca qu’il ne quitte jamais, dernier souvenir de son papa.

https://alexmotamots.fr/american-dirt-jeanine-cummins/