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Alex-Mot-à-Mots

http://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Roseanna, le roman d'un crime

le roman d'un crime

Rivages

24 août 2011

Du temps, ils en mettent, en effet, les inspecteurs : plus de 6 mois. Et la façon de retrouver le coupable tient du hasard.

Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est l'arrière plan de l'enquête : la vie de l'inspecteur, la société suédoise des années 60.

La Ballade de Lila K
10 mai 2011

Que dire de ce roman qui n'ait pas déjà été dit.

J'ai beaucoup aimé le style fluide et parfois "décalé" ; je me suis attachée au personnage de Lila ainsi qu'aux héros secondaires qui l'aideront dans sa quête.

J'ai moins apprécié le contexte - l'histoire se déroule dans les années 2100 - qui apparait trop en pointillés : les hommes portent des robes et les femmes des pantalons ; plus de livres mais des grammabooks ; une capitale dont la Zone est dangereuse.... J'aurais aimé plus de descriptions de ce contexte, mais elles auraient alourdie la narration.

Ceci dit, la vision d'un futur après "les événements" est assez crédible et fait froid dans le dos. Irons-nous vraiment vers ce futur aseptisé et contrôlé ?

J'avais beaucoup aimé "Pièce montée", il y a quelques années, à la fois percutant et bien écrit. J'ai beaucoup aimé celui-ci aussi. Affaire à suivre....

L'image que je retiendrai :

Celle du chat arc-en-ciel, issu de mutations génétiques, et qui change de couleur. Sensé être stérile, il fait tout de même des petits : "la vie est parfois un grand mystère".

La Boucherie des amants
10 mai 2011

Voici un roman petit par la taille, mais grand par la douceur. Douceur de l'amour d'une maman perdue, douceur d'un amour retrouvé ; douceur de l'amitié et du souvenir.

Mais aussi silences : silence de la narration qui laisse s'épanouir l'amour ; mais aussi silence des arrestations et de la dictature.

Tout est dans le titre : la boucherie et sa violence ; les amants et leur amour.

Alex

Albin Michel

21,50
10 mai 2011

Où l'on retrouve le commissaire Camille Verhoeven, revenu exceptionnellement travailler sur une affaire d'enlèvement avec son ancienne équipe.

Les chapitres alternent entre l'histoire de l'enquête et celle d'Alex. Mais Alex n'est pas une victime d’enlèvement comme les autres. Une fois qu'elle s'est elle-même libérée, elle retourne à son ancienne activité. Non, je ne vous en dirais pas plus.

Un final moins en apothéose que le premier opus, mais des personnages plus forts : Armand est toujours aussi pingre à faire rire mais a un grand coeur, Louis toujours aussi bien élevé, et Camille.... toujours aussi petit.

L'auteur a su me mettre mal à l'aise lors des interrogatoires des suspects, les membres de la brigade se retrouvant face à des murs. Crispant comme ambiance.

Et puis le "traumatisme" d'Alex à l'origine de sa course folle est un calvaire qui n'est dévoilé qu'à l'extrême limite.

Mais une fois encore, la stratégie du personnage principal est un sans faute, un régal de manipulation.

L'image que je retiendrai :

Celle d'Alex changeant d'apparence pour mieux se faire oublier dans l'esprit de ses victimes. Je m'arrête là, après j'en dirai trop.

Et la fureur ne s'est pas encore tue
10 mai 2011

Voici un roman très "flou" et qui m'a toujours laissé à distance : les souvenirs de Bruno sont vagues et ses motivations tout autant.

Quelle importance qu'il soit manchot, au final ? Quels sont ses activités de commerçant ?

Certes, le propos est beau : ne croyant plus ni à Dieu ni à diable, les survivants de la Shoah se voient proposer par Bruno une halte avec de la musique classique et la lecture de la Torah. Certains reviendront à la vie, d'autres pas, qui deviendront à leur tour plein de violence et de fureur. Triste constat....

Un titre très beau, toutefois, et tellement vrai : non, la fureur ne s'est pas encore tue.

L'image que je retiendrai :

Celle du château que rénove Bruno pour accueillir les déportés et qui résonne de musique.