Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

Les inséparables, Simone Veil et ses sœurs

Simone Veil et ses sœurs

Le Seuil

19,00
19 mars 2019

Déportation

Après avoir lu et aimé Une vie de la plume même de Mme Simone Veil, je dois dire que cette lecture a été quelque peu redondante.
Je me suis demandée quel était l’intérêt de donner les adresses exactes de la famille Jacob avant la guerre. Certains détails m’ont agacé, alors que l’auteure peinait à trouver le fil directeur de son livre. Répéter que les sœurs sont inséparables mais que leur vision des camps qui les hante les sépare m’a paru rédhibitoire.
J’ai senti que l’auteure aurait aimé aller plus loin avec ces dames, mais que celles-ci ne s’étaient pas tant dévoilées.

Je n’ai pas accroché non plus au style trop plat.

L’image que je retiendrai : Celle des visages souriants de la couverture.

https://alexmotamots.fr/les-inseparables-dominique-missika/

Camarade papa

Le nouvel Attila

19,00
19 mars 2019

Afrique & colonisation

Le grand soir, camarades, c’est pour demain ! Ainsi pense l’enfant à Amsterdam qui nous raconte son histoire.

Gavé des mots révolutionnaires de ses parents dont il ne comprend pas le toujours sens quand il agglomère deux noms pour former un mot valise qui ressemble vaguement à un terme entendu, il se rend en Afrique dans sa famille car son père ne peut plus l’élever seul.

Ces chapitres avec le parlé si particulier de l’enfant alternent avec le récit de la vie de Dabilly, jeune homme pauvre qui se rend en Côte d’Ivoire mener la vie de colon.

Dabilly découvre les us et coutumes du peuple ivoirien. Certaines légendes sont racontées dans des chapitres à part.
Un livre protéiforme qui m’a fait sourire parfois (ah, le Grand Soir révolutionnaire dans la bouche d’un enfant…).

Certains passages m’ont moins parlé, comme certaines descriptions. J’ai aimé découvrir certaines légendes. Un roman vraiment très différent du précédent de l’auteur.
L’image que je retiendrai : Celle de la salle de classe de Côte d’Ivoire où se rend le garçon doté d’un poste de télévision que les enfants regardent du matin au soir.

https://alexmotamots.fr/camarade-papa-gauz/

Minuit dans le jardin du manoir
19 mars 2019

enquête

Ça commence fort avec une tête plantée sur un piquet dans le jardin d’un manoir normand. À la place des yeux, deux pièces en or. Dans ce vieux manoir délabré habitent Denis Florin, notaire célibataire et sa grand-mère un peu excentrique.
Denis est passionné par la bataille de Marignan, et par les armes anciennes. Alors quand les journalistes débarquent sur son terrain, il attaque sabre au clair. Image bien évidemment reprise par toutes les télévisions en boucle.
Heureusement, Nadget, journaliste à TV1, se prend d’amitié pour lui et tout deux vont chercher à découvrir à qui appartient la tête empalée, et pourquoi la grand-mère de Denis a disparu la même nuit.
N’oublions pas le commissaire dépassé par les événements et son adjointe qui prend les devants ; le méchant au faux accent argentin ; les courses poursuites et les explosions. Les services secrets ne sont pas loin….
J’ai aimé les références filmiques au gré de la narration, comme pour mieux planter le décor.
Les différentes parties du roman sont introduites par des extraits de chansons qui m’ont parfois fait sourire et remis en mémoire des paroles de Didier Barbelivien…

Une enquête menée tambour battant avec des personnages attachants et pleins de rebondissements inattendus. Un roman qui vous emmènera pendant la bataille de Marignan, mais aussi à la recherche du trésor des Aztèques.

L’image que je retiendrai : Celle du fort de Gibraltar délabré qui accueille les réfugiés fuyant l’Afrique.

https://alexmotamots.fr/minuit-dans-le-jardin-du-manoir-jean-christophe-portes/

Une colonne de feu

Le Livre de Poche

10,90
19 mars 2019

Guerres de religions

Cette lecture patientait depuis quelques mois dans ma liseuse, mais 800 pages, il me fallait trouver le bon moment, et un esprit disponible pour le nombre de personnages. Je peux maintenant dire que j’ai adoré cette fresque anglo-religieuse.
J’ai aimé suivre Elisabeth Tudor devenue Reine d’Angleterre, ainsi que le destin malheureux de sa cousine Marie.J’ai aimé Ned Willard, les bonheurs et les malheurs de sa famille, ses amours.

Dans ce roman, les femmes sont des battantes, telles Alice Willard, la mère de Ned, mais aussi Sylvie la protestante française, et même Margery, à sa façon. J’ai aimé que les trois suzeraines de ce temps : Elisabeth d’Angleterre, Catherine de Medicis et Marguerite de Parme fassent tout ce qui était en leur pouvoir pour préserver la liberté de culte, et donc la paix, alors que les suzerains ne cherchaient qu’à faire la guerre.

J’ai aimé les rares descriptions des différents intérieurs européens : les néerlandais ornent leurs murs de peintures représentant des scènes de leur vie quotidienne alors que les espagnols préfèrent des illustrations de la Bible.

Il y a bien sûr des méchants que l’on aime détester parce qu’ils sont vraiment méchants, et des gentils dont on se désole à chaque fois de la mauvaise fortune qui semble les poursuivre.

Si la Saint Barthélemy m’était déjà connu, j’ai découvert la bataille de la flotte anglaise contre celle du roi d’Espagne, ses astuces pour retourner la situation à son avantage.
Un roman foisonnant mais qui ne perd pas son lecteur et qui met en perspective les éternelles questions de religion : qui déteint la vraie foi et est-il nécessaire de brûler des êtres humains pour cela ?
Une lecture que j’avais hâte de retrouver pour suivre les aventures des personnages.

L’image que je retiendrai : Ned ne croyait pas aux coïncidences.

https://alexmotamots.fr/une-colonne-de-feu-ken-follett/

Dura Lex
23,00
11 mars 2019

Enquête & journalisme

Peut-on prendre des libertés avec la loi au nom de la sécurité ? C’est autour de ce dilemme éthique que le journal, et l’opinion, se déchirent.
Mulligan, de son côté, reprend ses investigations et se lance dans une course contre la montre pour maintenir le criminel en détention.
Parce que si le meurtrier est relâché, partisans du droit et défenseurs de l’éthique risquent de se retrouver dans le même camp : celui des proies.
Voici un polar intéressant à plus d’un titre : d’abord parce que la résolution des crimes arrivent dans les 50 premières pages. Je me suis donc demandée ce qui allait bien pouvoir se passer pendent les 400 autres pages. Ensuite parce que l’enquête est menée par un journaliste novice qui se laisse embobiner par le méchant tueur.

J’ai aimé la mère de Kwame, qui refuse de voir en son fils un tueur sanguinaire, le considérant encore comme son bébé.

J’ai aimé sentir la tension monter dans la ville à l’approche de la libération de Kwame.

Certains personnages m’ont fait rire, comme celui du juge qui reporte sa décision jusqu’à l’arrivée de son nouveau costume.

Un polar d’ambiance et d’enquête passionnant.

L’image que je retiendrai : Celle du perroquet qui répète tout le temps la même phrase, et à qui tout le monde veut tordre le cou, sans jamais le faire.

https://alexmotamots.fr/dura-lex-bruce-desilva/