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Sylvie-Jeanne B.

par (Libraire)
16 septembre 2017

drôle et plaisant

Roman fascinant qui met en scène l’amour improbable mais néanmoins vraie, d’une danseuse de night club et d’un mathématicien de génie, contemporain d’Albert Einstein. Très bien documenté et très bien écrit. A lire absolument !
Sylvie Jeanne, lectrice.

Le théorème d’incomplétude, l'arithmétique des entiers, l'hypothèse du continu, les fonctions récursives… Voilà un vocabulaire qui m’est totalement hermétique. Et pourtant, j’ai adoré le roman de Yannick Grannec. Il a presque su me donner goût aux mathématiques !
Drôle et passionnant, ce récit relate l’incroyable histoire d’amour entre Adèle Nimbursky (née Porkert), danseuse dans un night club de Vienne - le « Narchtfalter » papillon de nuit- et le complexe logicien, Kurt Gödel, né en 1906.
Leur union fut une énigme aux yeux de tous, tellement les écarts entre eux étaient grands.

Kurt Gödel est hypermnésique. Il aligne les doctorats avec facilité : en mathématique, en philosophie et intègre les plus grandes écoles de Vienne. Il compte parmi ses amis Einstein et Oppenheimer, alors que sa femme n’est qu’une ombre derrière lui.
Comme il est atteint d’une psychose paranoïaque, Adèle lutte durant cinquante ans à ses côtés, lui servant à tour de rôles d’amante, d’amie, d’infirmière, de protectrice, de bouée de sauvetage… et cela jusqu’à sa mort.
Ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se cache une femme intelligente ?
Pour nous permettre d’avoir accès à cette histoire merveilleuse, Yannick Grannec met en scène une jeune documentaliste, Anna Roth, chargée par l’Université de Priceton de regrouper le archives de Kurt Gödel et une vieille femme acariâtre, Adèle Gödel.
Une vraie histoire d’amour.

par (Libraire)
16 septembre 2017

historique et captivant

Côtoyer Gustave Eiffel, découvrir ses plus belles réalisations, courir à l’intérieur de la statue de la Liberté en construction, tout en furetant dans les palais de l’Alhambra… Voilà ce que vous réserve ce captivant roman.
Sylvie Jeanne, lectrice.

Le 19ème siècle a été riche en technologies nouvelles et diffusion d’informations.

Il a vu naître l’électricité, le téléphone, le phonographe, mais aussi la mécanisation. C’est également une période faste pour l’ingénierie. La réalisation de monuments extravagants tels que la Tour Eiffel et le viaduc de Garabit de Gustave Eiffel, et la Statue de la Liberté du sculpteur Auguste Bartholdi, ont changé la face du monde et sont toujours en parfait état tout en faisant recette.

Les mathématiques et la physique ont permis aux hommes de réaliser d’incroyables exploits. D’intrépides aérostiers ont « tutoyé » la stratosphère et constaté la courbure de la terre au péril de leur vie.

Tout ceci est tellement passionnant !

Eric Marchal nous permet de rencontrer deux grands hommes. Le premier est imaginaire, mais porteur de vraies réalisations scientifiques et le second est Gustave Eiffel, ingénieur centralien, concepteur de charpentes métalliques et de viaducs. L’écrivain entremêle la grande histoire à la petite pour nous permettre de visiter les palais en restauration de l’Alhambra (je rêve de m’y promener) et de côtoyer de grands hommes qui permirent au monde d’évoluer et à la science de faire un bon de géant.

Une belle fresque sur fond d’histoire et de faits réels, une saga familiale qui nous porte pendant près d’un siècle.

par (Libraire)
16 septembre 2017

Beau et passionnant

La Cornouaille et ses falaises abruptes, trois générations bâties sur un mensonge, deux époques qui s’entremêlent, la nostalgie du temps passé…
Les regrets sont terribles, alors lisez ce livre, vous n’en aurez pas !
Sylvie Jeanne, lectrice.

La deuxième guerre mondiale fait rage en Europe tandis qu’une ferme située en Cornouailles, isolée, perchée sur son rocher et battue par les vents, accueille deux petits réfugiés Londoniens. Malgré la rudesse de la vie, Will et Alice y trouvent protection et réconfort grâce à Maggie, la fille du propriétaire, une enfant de leur âge.
L’endroit est austère mais la vie à la ferme est plutôt douce comparée à la guerre qui déchire le monde. On y mange à sa faim, le lit est douillet et le paysage magnifique.

Evelyn, la mère de Maggie, dure et inflexible, tuteurée comme un pied de tomates, gouverne son petit monde tel un despote. Heureusement, elle n’a que deux yeux ce qui permet aux enfants de passer des moments de liberté sur la plage, à la recherche de flaques d’eau entre les rochers, gîtes improvisés de crabes et autres merveilles aquatiques. Le littoral accidenté est leur terrain de jeux et la paille de l’étable le lieu des confidences. L’adolescence pousse Will et Maggie dans les grottes pour abriter leurs premiers émois…

De nos jours : La trahison de son mari et son erreur médicale, amènent Lucy, infirmière à Londres, à retourner à la ferme de sa grand-mère pour y soigner sa dépression. Mais la perte des récoltes suite au mauvais temps, les difficultés financières qui en résultent et les baisses de moral font que la vie est devenue difficile dans l’exploitation. Il faut y amener un souffle nouveau, de nouvelles idées.

Les destins croisés de femmes, les secrets de famille et l’amour font que l’histoire est passionnante. Par moment, un goût de sel vient se poser sur vos lèvres et l’air de la mer du nord, emplir vos poumons.
Un livre que l’on ne lâche qu’avec réticence.

par (Libraire)
16 septembre 2017

émouvant

Ce court roman est un hymne à l’Amour filial. Un pur moment d’émotion.
Sylvie Jeanne, lectrice.

Mon père, ce héros au sourire si doux* aurait pu être le titre de ce merveilleux hommage à un père disparu.
Sans pathos, ce récit, enlevé et bien écrit, est un hymne à l’amour. L’Amour incommensurable d’un mari pour sa femme et sa fille, l’Amour indéfectible d’une femme pour son mari et l’Amour infini d’une fille pour son papa.
Les souvenirs heureux, c’est ce qu’il reste quand le néant absorbe la vie de l’être aimé. « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait en s’en allant », est une phrase attribuée à Jacques Prévert. Elle résume à elle seule ce que ressent l’auteure quand le malheur fait irruption dans sa vie sous la forme d’une maladie, « la maladie à corps de Lewy », dont son père est atteint.
Le récit dramatique de Marie Griessinger est posé dans un écrin de fleurs tropicales aux fragrances enivrantes, de bougainvilliers aux couleurs fuchsia et de mers poissonneuses, comme pour en atténuer la brûlure.

* « Après la bataille, de Victor Hugo »

par (Libraire)
16 septembre 2017

Déchirant

Une époque : Les années de plomb –Milan 1981-
Une enquête : Les Brigades Rouges
Un portrait : Celui d’un magistrat, démocrate de gauche et catholique, épris de justice
Un incontournable : Ce livre
Sylvie Jeanne, lectrice.
Il est difficile de faire des études et devenir quelqu’un quand on est le fils d’un ouvrier pauvre, résistant communiste, tué par les nazis en 1944.
Pourtant, Giacomo Colnaghi, devient substitut du procureur à la cours de Milan. Démocrate de gauche mais aussi fervent catholique, c’est un homme bon, épris de justice et en perpétuel questionnement : « Comprendre et ne pas répondre par la violence à la violence. »

Un juste, comme son père à son époque.
La couleur du terrorisme a changé, il est passé du noir des fascistes au rouge des communistes. Brigades noires, Brigades rouges. Une violence sans fin qui perdure depuis si longtemps.

Un livre émouvant.