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Conseillé par (Libraire)
29 décembre 2022

Master and commander

Les Bd de piraterie ont le vent en poupe. Le talentueux Dorison s’inspire d’un fait historique pour créer un album à la tonalité sombre. Pas de capitaine flamboyant, de matelots sans peur, ni d’abordages. Avec 1629, on entre dans le quotidien d’un navire, un fleuron de la flotte commerciale où la qualité du bateau n’a d’égale que le niveau de maltraitance de ses matelots, dont certains n’avaient droit de sortir des cales qu’une demi-heure par jour. Dans les cales comme dans l’histoire tout est noir et désespérant.

Dans ce premier tome d’un diptyque nous partons sur le Batavia, un navire hollandais affrété en direction des Indes par la Compagnie néerlandaise des Indes Orientales, bâtiment qui va faire naufrage, dans la vraie vie et à la fin de l’album, le 4 juin 1629 au large de l’Australie. C’est l’existence de l’intérieur que nous apprenons à connaitre tout au long des semaines de navigation.

Les dessins de Timorée Montaigne sont au diapason de ce scénario ambitieux. Ils décrivent magnifiquement les trognes patibulaires de ces hommes qui n’ont comme envie que survivre. Les scènes maritimes, parfois éclatées en de multiples cases, sur un fond souvent noir, font ressentir la houle, la brisure de la coque, le grand large. Le grand format laisse la place à l’espace infini de l’océan et la finition soignée de l’album avec une très belle couverture toilée complète cette réussite esthétique.

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