Galadio, roman

roman

Gallimard

15,75
29 juillet 2010

Il traite d'un sujet méconnu, le sort réservé aux métis nés des amours d'Allemandes et de soldats issus de colonies françaises qui occupaient l'Allemagne après la première guerre mondiale.

Celles qui ont poussée le courage jusqu'à garder leur enfant métis et ne pas prétendre avoir été violées s'en mordront les doigts. C'est le cas de la mère du jeune Ulrich, dont le nom secret africain est Galadio. Nous suivons le chemin de ce garçon très attachant qui va devoir se cacher pour échapper aux soit-disant tests faits sur ces enfants. Entre stérilisation, séparation d'avec les mères, participations aux films de propagande nazie mettant en scène des africains, on en apprend énormément sur ces métis dans l'Allemagne Nazie. La deuxième partie où Galadio part à la recherche de ses racines africaines m'a semblé moins réussie. Pas un coup de coeur au niveau écriture mais je vous le recommande tout de même pour ce que vous y apprendrez.

EN CAGE

Le Rouergue

13,70
27 juillet 2010

Ce roman ado est épistolaire. Antonio et Natasha, deux noirs de Harlem (que le mot noir ne vous choque pas, je le trouve beau, alors pourquoi dire black?) s'aiment mais vont devoir vivre leur amour à distance. Antonio a tué son père et va être jugé, puis enfermé. Pendant dix ans, ils vont s'écrire, même si leurs vies vont prendre des chemins différents.

Les Vertes Années
26 juillet 2010

Robert Shannon vient de perdre ses parents et doit aller vivre chez sa famille maternelle qu'il ne connaît pas pour cause de brouille familiale, quittant ainsi son Irlande natale pour l'Ecosse. Il va découvrir la pauvreté, la marginalisation (il est catholique) mais aussi l'amitié et le goût pour les sciences.

Nous suivons une enfance difficile et surtout l'évolution de ce jeune garçon, notamment concernant sa religion. Ce roman m'a beaucoup fait penser à des romans de Franck McCourt, l'humour en moins, car l'argent manque cruellement, encore qu'ici, c'est surtout parce que le grand-père de Robie est pingre, ce qui n'arrange pas la réputation des écossais. Le rythme est assez lent mais l'ensemble est agréable à lire mais je reporche à Cronin d'utiliser des symboles et de nous prévenir, comme si le lecteur n'était pas assez intelligent pour les voir sans qu'on les lui indique.

La Reine des lectrices
25 juillet 2010

Dès les premières pages, j'avais le sourire jusqu'au oreilles, envie de lire des passages à mon mari à chaque fois qu'il traînait dans le coin et comme ça le faisait râler, je m'identifiais d'autant plus à cette lectrice incomprise et un peu particulière.

Alors, bien sûr, le roman vaut surtout pour ces phrases qui nous touchent, nous lectrices et par ce personnage qui nous fera sans doute voir la vraie reine sous un autre jour dès qu'elle apparaîtra sur nos écrans. Mais son évolution, de non-lectrice à lectrice et le franchissement d'un nouveau palier rend aussi ce roman digne d'intérêt. Le discours final de la reine m'a paru un brin longuet mais la chute m'a surprise. Et franchement, cette reine des lectrices, c'est un peu nous toutes, non?

Un pays à l'aube
22 juillet 2010

The Given Day est un pavé de plus de plus de 700 pages qui commence par une longue description d'un match de baseball et là, je me suis demandée dans quoi je m'embarquais. Nous sommes en 1918, à Boston et nous suivons le parcours de deux hommes: Danny est le fils d'un capitaine de police réputé et il est lui même policier.

On va lui demander d'infiltrer les anarchistes et les révolutionnaires pour espérer obtenir une promotion. Luther, lui, est un noir américain obligé de laisser femme et enfant à naître pour échapper à un patron de la pègre avec qui il a travaillé. Les destins de ces deux hommes vont se croiser, donnant naissance à une magnifique amitié. C'est une très belle histoire que nous propose Dennis Lehane ici, avec deux belles histoires d'amour, des conflits familiaux et une immersion totale et réussie dans un moment où on craignait la naissance de syndicats, un temps où la Prohibition était toute proche. Et l'idée que déjà, la vie américaine est basée sur la peur de l'autre. Les personnages sont attachants et on souffre avec eux mais je dois l'avouer, je me suis parfois ennuyée. Certains passages m'ont vraiment paru longs.