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Conseils de lecture

17,95
Conseillé par (Libraire)
5 novembre 2022

Sacrée madame Hibou...

Madame Hibou est originaire d’Indonésie.
Parfois, elle aime se poser sur un banc et observer les habitudes des français.
Une manière douce et amusante de voir certaines de nos habitudes typiquement françaises.
Le tout à travers le regard bienveillant de madame Hibou !

On adore !!

Lou


L'économie de la décroissance

Seuil

20,00
Conseillé par
1 novembre 2022

La Bourse ou la vie

La croissance : qui peut être contre? Qui aura l'audace de détrôner cette déesse? Timothée Parrique, spécialiste en économie de l'écologie, s'attaque à l'idole avec une belle force de conviction ! Il n'est pas le premier, mais son essai est remarquable.
Sacralisée, obsessionnelle et aveuglante, la croissance ne tient pas ses promesses : inégalités grandissantes, épuisement des ressources, perte de sens et fragmentation de la société. Une critique de la croissance devient nécessaire, vitale même. L'auteur s'y attelle avec pédagogie et clarté, même lorsque le discours est un peu technique ... Le PIB, qui nous est si cher, en est sérieusement écorné.
Il pointe alors un paradoxe français : la France est LE pays de la décroissance depuis vingt ans. Colloques, recherches, associations : cette pensée occupe de plus en plus l'espace public. Et pourtant, les responsables politiques ne s'en saisissent pas, et même balaient d'un revers de main toute critique de l'idole. Le mot "décroissance" fait peur, évoque la récession, Là encore, Timothée Parrique monte au front : la décroissance - si l'on tient à l'appeler ainsi- est une pensée critique riche et puissante, elle nous fournit des outils pour l'après, car bien sûr il s'agit de construire. L'auteur ne promet pas des lendemains qui chantent, mais il offre une perspective convaincante, celle d'une société post-croissante, plus égalitaire et respectueuse des ressources et des êtres.
Il retrouve ainsi une belle définition de l'économie comme "organisation collective du contentement des besoins". Non pas : faire plus, mais : faire mieux.

Frédéric


15,00
Conseillé par (Libraire)
31 octobre 2022

Laissez-vous embarquer !

Premier roman envoûtant. C'est un cargo de marchandises qui part de Saint Nazaire pour les Antilles avec à son bord la commandante, et l'équipage formé de 20 hommes.
Au beau milieu de l'océan, elle leur permet d'aller se baigner... Au retour, ils ne sont plus 20, mais 21 !
On entre alors dans une dimension fantastique et poétique. On perd tous nos repères, pour notre plus grand plaisir.
Mariette Navarro, qui a écrit ce roman lors d'une résidence d'écriture à bord d'un cargo, nous offre un livre léger comme l'eau, un livre où tout devient possible, même le merveilleux !

Vanessa


Le réensauvagement de la ferme de Knepp

Isabella Tree

Actes Sud

24,50
Conseillé par
24 octobre 2022

Belle sauvagerie

Sous ce titre austère se cache le récit enthousiasmant d’une expérience unique. L’auteure et son mari, héritiers d’un domaine dans le Sussex, ont décidé il y a vingt ans de rompre avec l’agriculture intensive, de ne plus cultiver leurs terres et de « laisser la nature prendre les rênes ». Cela ne se fait pas tout seul, et la main de l’homme doit d’abord réparer un peu ce qu’elle a détruit : quelques semis, la réintroduction mesurée d’espèces anciennes, la création d’étangs … En quelques années, le domaine se transforme radicalement : les tourterelles des bois sont de retour, des papillons en voie d’extinction arrivent par nuées, les sous-bois se couvrent de buissons où nichent les rongeurs… Faune, flore, ciel et sol dévoilent peu à peu des richesses insoupçonnées.

Isabella Tree observe cette métamorphose, d’un regard à la fois poétique, passionné et scientifique. Loin de la radicalité d'un "réensauvagement" intransigeant, les deux « aventuriers » s'inspirent d’expériences similaires en Europe, et réunissent autour d’eux un comité scientifique enthousiaste. Cette générosité et cette humilité permettront sûrement à ce projet de grandir … et d’essaimer !

Frédéric


18,00
Conseillé par (Libraire)
20 octobre 2022

Onirique et poétique

« Il était une fois … ». Imaginez vous revenir en enfance, le soir sous la couette. Votre papa ou votre maman vous lisent un livre, un conte probablement. Zizi Cabane débute un peu comme cela, une impression de fable. D’abord une famille: une maman, un papa et trois enfants, comme une famille d’ogres sauf que tous les cinq sont gentils. Au contraire ils les aiment et leur donnent leurs prénoms non pas à la naissance mais quand ils ont un peu vécu: Chiffon, Béguin et Zizi Cabane.
Et puis il y a la forêt, les collines, et la maison. Un jour la maman, Odile, disparait sans raison et la maison prend l’eau, une source l’envahit et la famille doit rejoindre le cabanon au bas du terrain. La vie est chamboulée. On ne peut plus vivre comme avant.

Souvent c’est la plus jeune, Zizi Cabane, qui raconte du haut de sa petite enfance. Béguin ajoute parfois son grain de sel. Comme son père, Ferment. Ou O, la mère devenue élément liquide qui observe tout. Mais on ne se perd pas, on sinue entre les émotions des membres de la famille, on cherche la lumière dans les rivières souterraines. Et puis … Et puis c’est tout. On ne raconte pas la poésie. On ne l’explique pas. On n’explique pas la magie des images, de la végétation qui envahit tout. On ne raconte pas Chiffon qui trace sur des chiffons usagés des cartes magnifiques. On ne parle pas du père qui creuse la nuit pour extraire la boule qui l’étouffe depuis la disparition de sa femme. Sinon à quoi cela servirait les livres? Et les magnifiques romans comme celui-ci?

« Il était une fois »… un livre poétique et magnifique capable de vous emmener ailleurs. Aux frontières du réel et de l’imaginaire.

Bérengère Cournut qui écrit des romans depuis plus de vingt années a connu un immense succès avec son ouvrage précédent « De pierre et d’os ». Elle poursuit son cheminement avec sa manière unique de nous prendre par la main dans son univers qui lui est si propre, celui de la nature, celui de personnages féminins en route pour combler la perte d’un proche. Avec Zizi Cabane, elle nous fait partager sa vision animiste du monde, la recherche de forces telluriques naturelles supérieures à nos existences. La Nature, comme le vent qui refroidit le corps et le coeur de Zizi, relie les personnages de la famille qui s’est élargie, pour les aider à accepter le deuil.

On se laisse embarquer par le courant, on se blottit sous la couette, on regarde le dessin exceptionnel de la couverture, on tend l’oreille pour écouter la suite: « Il était une fois »… un livre poétique et magnifique capable de vous emmener ailleurs. Aux frontières du réel et de l’imaginaire.